Chic in silk

04 juin 2020

Jean Barthet

"Le prince des modistes", "le poête des chapeaux", c'est ainsi que l'on surnommait le modéliste Jean Barthet.

Pendant près de quarante ans, il a créé des milliers chapeaux pour la mode et le cinéma.

Comment oublier les magnifiques capelines que portaient Catherine Deneuve et sa soeur Françoise Dorléac dans "Les Demoiselles de Rochefort"

Catherine Deneuve et sa sœur Francoise Dorleac portent les capelines dessinées par Jean Barthet dans le film de Jacques Demy, Les Demoiselles de Rochefort. 1967

Jean Barthet participa en temps que costumier à une trentaine de films, de "La Dame aux camélias" de Raymond Bernard en 1953, "Hier, aujourd'hui et demain" de Vittorio De Sica en passant par La "Folie des grandeurs" de Gérard Oury en 1971 ou encore, "La Banquière" de Francis Girod (1980) et enfin dans "Prêt-à porter" de Robert Altman ou il joue également son propre rôle.

Sophia Loren avec son ami,Jean Barthet, essayant un chapeau pendant le tournage de

Jean Barthet avait une autre passion, la photographie. Il a réalisé au cours de sa carrière, des portraits de ses clientes, célèbres ou anonymes, portant ses créations. Il a notamment réalisé de nombreux portraits de Brigitte Bardot entre 1961 et en 1963. (Jean Barthet phography)

Mais celle avec laquelle, il gardera une amitié indéfectible, c'est Sophia Loren En effet, Jean Barthet, est pour l'actrice son modiste attitré, aussi bien à l'écran qu'à titre personnel.

 

Album mode Jean Barthet

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02 juin 2020

L'évolution du soutien-gorge de la fin des années 40 au début des années 60

 

C’est vers le milieu des années quarante qu’apparaissent les premiers « bullet bra » littéralement « soutien-gorge balle» à cause de leur forme conique qui le fait ressembler à un « obus »
Ceci grâce à un nouveau procédé de couture circulaire appelé « whirpool circle stich »
Le style « bullet bra » ou encore « pointy look » était né. (Album bullet bra)

 Vintage-Perma-Lift-Brassieres

 Il a été rendu célèbre à cette époque par celles que l’on a appellé : « les sweater girls » ces stars hollywoodiennes telles Jane Mansfield, Ava Gardner, Jane Russel ou encore Marilyn Monroe qui avaient adopté ces soutiens-gorge révolutionnaires sur lesquels elles portaient  des pulls et autres corsages moulants ce qui avait pour effet d’amplifier le volume des seins de manière provocante et sensuelle.

Marilyn MonroeGrande

 

Elizabeth Taylor

 Sans que l’on puisse affirmer qu’il en ai été l’un des précurseurs, Howard Hugues constructeur aéronautique de métier, fabriqua un modèle de soutien-gorge à armature renforcée et sans bretelles que portait Jane Russel dans le film  « The Outlaw »
Bien qu’achevé en 1941, « The Outlaw » ne put sortir qu’en 1943 de manière limitée et enfin en 1946 de manière généralisée.
Ceci était le résultat de l’obstination de Howard Hugues à défier le « code Hays » et l’administration de la censure qui trouvaient contraire à la morale de cette époque, jugeant les plans trop insistants sur la poitrine « agressive de Jane Russel.

Jane Russel exhibe son décolleté provocant dans

Après la seconde guerre mondiale, les femmes ont aspiré à retrouver et assumer une silhouette plus féminine .
Dés 1947, Christian Dior et son « New Look » qui rencontre dans l’univers de la mode un écho retentissant.
Le « New Look », c’est la silhouette en 8 ou en sablier ; épaules étroites, tailles marquée, poitrine haute et ronde, jambes couvertes à 40 cm au dessus du sol.
C’est également le retour du corset, (au grand dam de Gabrielle Chanel qui s’était battu pour l libérer la femme de ce carcan)  de la gaine, du serre-taille ou de la guêpière.
Les femmes se réapproprient leur corps à travers la lingerie pour se mettre certes en conformité avec la silhouette imposée par Dior, mais surtout pour retrouver leur féminité et leur envie de séduction.

La gaine par Christian Dior

 Les années 1920 avait gommé les formes en  libérant la femme du contraignant corset, créant ainsi une femme à la silhouette androgyne.
Les années 1950, sont elles à l’opposé de ce premier mouvement « de libération des corps », elles révèlent et accentuent les courbes affirmant sans ambages, une femme redevenue séduisante et sexualisée.

La décennie 1950 est une période durant laquelle, de nombreuses innovations voient le jour comme ce  soutien-gorge « push-up » gonflable qui permet à l’aide d’une paille d’ajuster son tour de poitrine selon ses envies et/ou de ses besoins. Il est commercialisé par la firme américaine aujourd’hui disparue, La Resta sous le vocable français « Très secrète»  En France la marque Scandale, le commercialisant sous l’appellation : « Very secrete »
Ce modèle ne rencontrera pas le succès escompté, il sera néanmoins vendu par correspondance de nombreuses années par Frederick of Hollywood.

Push-up gonflable Grande

 En 1947, Marie-Rose Lebigot créatrice entre autre de la guêpière Rochas, créée le soutien-gorge à balconnet pour Madame Carven.
Elles feront breveter ce modèle spécialement conçu pour les robes bustier et les petites poitrines.

Il sera popularisé par Brigitte Bardot dans les années soixante aussi bien comme lingerie qu’en maillot de bain.

Sans titre

 En 1956, Lejaby lance son soutien-gorge « pigeonnant »

Lejaby

 1959, la Sté DuPont met au point un nouveau matériau révolutionnaire, le Lycra ou Élasthanne. Cette fibre plus résistante que le latex aux propriétés élastomère indéniables possède toutes les qualités requises, elle est facile à produire, et à travailler, légère, facile à laver et rapide à sécher.
L’industrie de la lingerie en fera sa matière favorite pour les cinquante années à venir.

En 1962, Warner’s met au point les premières bretelles élastiques.
Enthousiastes, toutes les marques de lingerie adopteront ces nouvelles bretelles dont le confort n’est plus à prouver depuis.

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Publicité pour le cœur croisé de Playtex en 1969

Comme un retour aux années 1920, les années 1970 et la révolution sexuelle annoncent de sombres jours pour le soutien-gorge, mais la mode est un perpétuel recommencement... 

 

28 mai 2020

Cristóbal Balenciaga

Balenciaga ajustant l'étoffe (première ébauche de patron) sur le mmannequin Nina. Photo d'Henri Cartier-Bresson Paris 1958

Il est à la fois un personnage énigmatique, secret, n'appartenant à aucune corporation, ne possédant aucun style particulier et n'ètant pas non plus à proprement parler, un phénomène culturel. 

Et pourtant malgré tout cela, Cristobal Balenciaga est respecté, adulé par ses pairs; la presse spécialisée ne tarit pas d'éloges pour celui qu'elle considère comme; le "nec plus ultra de la mode" (selon Carmel Snow de Harper's Bazaar)

Il est intouchable et vénéré; Dior dira de lui:  La haute couture est un grand orchestre que seul Balenciaga sait diriger, tous les autres créateurs que nous sommes suivons simplement ses indications 

Balenciaga est l'antithèse de Dior et de son "New Look" Il se refuse à corseter les femmes dans une mode qu'il juge trop contraignante.

Il recherche par ses créations à sublimer la femme par des lignes sobres, inaltérables et pragmatiques, mais toujours emprunt d'une certaine sophistication qui lui est propre.

Balenciaga recréé la silhouette, tente de la parfaire à chaque défilé.

Il est un puriste qui n'accepte aucun compromis dans son travail.

L'année 1968, marque en quelque sorte le chant du cygne pour Cristobal Balenciaga. La libéralisation des moeurs caractérisée entre autre par l'avènement de la mini-jupe, porte un coup fatal au créateur qui ne se reconnait plus dans cette "mode là" où l'élégance n'est plus de mise.

 Il décide donc de fermer toutes ses maisons de couture pour se retirer dans son Pays Basque natal.

Une biographie complète du créateur sur Wikiwand

 

Album Tailleurs Cristobal Balenciaga années 50

 

 

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23 mai 2020

René Gruau

 

Dessin pour le fameux tailleur "Bar" de Christian DIor en 1947

René Gruau ou "le dernier survivant des grands illustrateurs de mode" Il est indéniablement celui qui aura le plus marqué le dessin de mode durant plusieurs décennies.

C'est avec Christian Dior qu'il connaît personellement depuis les années trente, que sa notoriété débute en 1947 avec le dessin publicitaire que Christian Dior lui a commandé pour son parfum "Miss Dior"

Cette complicité pour la maison Dior perdurera juqu'aux années 1980 avec le lancement du parfum masculin "Jules"

Il aura su selon John Galliano  "Capturé le style et l'esprit DIor"

Durant sa très longue carrière d'illustrateur, René Gruau aura collaboré avec les plus grands noms de la haute couture, Balmain, Balenciaga, Givenchy, Jacques Fath, Rochas... ainsi qu'à de très nombreux magazines de mode tels, Vogue, Harper's Bazaar, L'Officiel, Elle, Marie-Claire...

René Gruau travaillera parallèlement avec les plus prestigieux cabarets parisiens, Le Lido (de 1956 à1994), Le Moulin Rouge et Le Casino de Paris.

Si la photographie de mode commence à s'imposer à partir des années 1950, René Gruau, s'adapte, se diversifie, se réinvente sans cesse.

Pendant près de soixtante années, les oeuvres de René Gruau ont magnifié l'image aujourdh'ui sans doute disaprue de la "parisienne" et son chic légendaire. 

Album René Gruau

Pour aller plus loin avec René Gruau:

Glerie Pentcheff, René Gruau illustrateur de mode

Artnet, René Gruau

L'Officiel, Tajan dévoile des dessins de mode de René Gruau

 

 

 

   

20 mai 2020

Tailleurs Christian Dior 1947-1957

photo Patrick Demarchelier Dior book 2011.Le fameux tailleur

Je vais m'intéresser dans cet article uniquement aux tailleurs dessinés par Christian DIor entre 1947 et 1957, c'est à dire du début de la période "New Look" à celle de sa disparition.

À chaque nouvelle collection, Dior créé de nouvelles lignes. Le principe de ligne est déjà utilisée dans le domaine de la haute couture mais il est ici érigé par le couturier en règle essentielle de son travail. 

Il y aura durant cette fructueuse décennie, une vingtaine de lignes, ce qui représente globalement une ligne par saison.

Corolle et En 8, puis de nouveau Corolle, Envol et Zig Zag, Ailée, Trompe l’œil, Milieu du Siècle, Verticale, Oblique, Naturelle, Longue, Sinueuse, Profilée, Tulipe, Vivante, Muguet, H, A, Y, Flèche, Aimant, Libre et Fuseau.

De ces lignes, on peut dégager trois grandes époques dans le style Christian Dior:

- Première époque, celle marquée par l'influence "du New Look" présentée en 1947 (Taille fine très marquée, la poitrine ronde et haute, les épaules douces et étroites d'un arrondi parfait)

- Deuxième époque, celle s'étendant de 1950 à 1953, caractérisée par; des courbes moins voluptueuses, où la taille et les hanches sont moins accentuées.

-Troisième époque, correspond à la ligne "H" de 1954 où la taille s'efface dans une esthétique qui rappelle le "style de années 1920"

Modèle portant un tailleur "Corolle" (New Look) photo Willy Maywald Paris 1947

  Le modèle porte ici un tailleur veste et jupe plissée de la fameuse ligne "Corolle" (New Look) printemps/été 1947
photo: Willy Maywald Paris 1947

 

Tailleur

Tailleur " Ligne oblique '' automne hiver1950

 

Renée Breton porte un tailleur en laine de la ligne

Automne/hiver 1954-55, Renée Breton porte un tailleur en laine typique de la ligne "H" La veste est allongée avec des poches sous la ligne des hanches, photo de Philippe Pottier, 1954

Album tailleurs CHristian Dior 1947-1957

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16 mai 2020

Roger Vivier

C'est en 1953, que Roger Vivier rejoint la maison Dior Avenue Montaigne. La collaboration de ces deux talents semble être une évidence, tant ils partagent  la même exigence créatrice. Vivier, qui a étudié la sculpture à l'École des Beaux Arts de Paris, conçoit ses modèles tel le sculpteur réalisant ses formes structurées avec ce savoir-faire propre à ces artistes.

Roger Vivier, ne se contente pas de réaliser de simples modèles de chaussures pour la maison Dior, il crée de véritables oeuvres d'art, hissant ses créations pour Dior au rang de chef-d'oeuvre de la haute couture.

Portrait de Roger VivierMoyenne

Il est le seul à qui Chritian Dior permet d'accoler son nom au sien sur ses créations.

Pour Dior, Vivier réalise la toute première collection en 1953. Il réinvente le talon aiguille  il dira: qu'il termine la silhouette d’un coup de crayon.

Roger Vivier ne lésine sur rien pour parementer, embellir "ses escarpins grand soir" ,broderies, perles, plumes, et cuirs exotiques...

 Escarpin en satin de soie brodé avec fil métallique, perles de corail, paillettes et diamantés. 1959

 

Escarpins en satin de soie brodé de perles, fil doré, strass et brillant 1958 1960

Escarpin en satin de soie recouvert d'une tresse dorée appliquée, de paillettes et de pâte 1952 1954

Escarpin Satin de soie et tulle 1954

Escarpin Satin de soie et tulle 1954

 

Album Roger Vivier

 

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15 mai 2020

New look Christian Dior 1947

C'est le 12 février 1947, dans le salon parisien, Avenue Montaigne de sa toute jeune maison de couture financée par Marcel Boussac, que Christian Dior assisté de Pierre Cardin présente sa première collection printemps-été, composée de deux lignes "Corolle" et "8" déclinées en quatre vingt-dix modèles, dont l'iconique tailleur "Bar"

Il y là tous les représentants de la presse spécialisée, Carmel Snow et Marie-Louise Bousquet pour Harper Bazaar, Michel de Brunhooff pour Vogue, Lucien Vogel du Jardin des Modes.

Avant la présentation, Carmel Snow se montre dubitative en confiant à son entourage; j'espère que ça vaut le déplacement

À la fin de la présentation Carmel Snow s'écrit visiblement enthousiasmé "Dear Christian, your dresses have such a new look" "Nioulouque" écrira plupart la célèbre écrivaine Colette.

C'est grace aux clichés que Clifford Coffin le photographe de Vogue que les lectrices américaines découvriront le "New Look"

Présentation de l'imprimé Jungle 12 février 1947 © Photo Pat English

12 février 1947 1er défilé Christian Dior Avenue Montaigne © Eugene Kammerman/Gamma-Rapho

Ce qui carractérise le New Look, la taille fine très marquée, la poitrine ronde et haute, les épaules douces et étroites d'un arrondi parfait, ainsi que les divers accessoires complètant la tenue. Le dossier de presse de la maison Dior précise à l'époque: "la gorge soulignée, la taille creusée et les hanches accentuée"

Tout cela tranche avec les préceptes hérités de l'immédiate après-guerre. Le style Dior, s'est construit en réaction à la mode des années d'occupation, marquées par le rationnement et l'austérité. Jupes étroites et épaules carrées caractérisaient la silhouette des femmes de cette triste époque.

Pourtant avant guerre, Balmain, Fath ou Balenciaga avaient déjà esquissé l'ébauche de cette sihouette si chère à l'inventeur du style "New Look" en proposant des jupes plus amples, mais Dior profite de la fin du conflit mondial pour proposer "cette tendance opulente" Il rallonge les jupes, jusqu'à arriver à quarante centimètres, et se concentre sur le trio taille/fesses/poitrine pour former un sablier identique aux silhouettes de la fin du XIXe siècle.  

40 cm entre le sol et le bas de la jupe

Dans ses mémoires DIor écrit: "Nous sortions d’une époque démunie, parcimonieuse, obsédée par les tickets de rationnement". Il justifiait ce nouveau look de la manière suivante: "Je voulais que mes robes fussent "construites" moulées sur les courbes du corsp féminin dont elles styliseraient le galbe. J'accusais la taille, le volume de hanches, je mis en valeur la poitrine. Pour donner plus de tenue à mes modèles, je fis doubler presque tous les tissus de percale ou de taffetas, renouant ainsi avec une tradition depuis longtemps abandonnée"

On aura beau reprocher à Dior de "cacher" les jambes" des femmes" ou d'utiliser de trop importantes quantités de tissus, le succès du "New Look" est fulgurant à commencer par les États-Unis, les américaines l'adoptent aussitôt.

 

Album "New Look"

 

14 mai 2020

La petite histoire du bas nylon

C'est en 1935, qu'un chimiste de la firme DuPont de Nemours, Wallace Hume Carothers synthétisa la polyamide 6/6; la première fibre synthétique de l'histoire.

La même année, son inventeur Wallace Hume Carothers, souffrant de profondes dépressions psychiatriques, mit fin à ses jours. Ce sont ses collaborateurs qui eurent pour mission de trouver un nom plus accrocheur et plus vendeur à celui de polyamide 6/6.

Ce sera l'acronyme NYLON qui s'imposa. Il est composé des initiales des prénoms des épouses des cinq chimistes qui collaborérent à la découverte du nouveau textile; à savoir Nancy, Yvonne, Louella, Olivia et Nina.

En 1938, le produit révolutionnaire aux propriétés d'élasticité et de résistance absolument remarquables est commercialisé, d'abord  sous la forme d'une brosse à dents dont les poils sont en nylon. Puis enfin, en 1939, la production de bas nylon est lancé.

Le 24 octobre 1939, a lieu la première vente expérimentale de bas nylon à Wilmington (Delaware) Les bas proviennent de la seule usine pilote en service à cette époque. 4000 paires de bas nylon sont vendues en tout juste trois heures. La production étant très limitée, les lieux de vente imposent dans l'urgence un quota de trois paires de bas par acheteuse qui doivent présenter un justificatif de domicile afin d'acquérir le précieux produit.

24 octobre 1939, a lieu la première vente expérimentale de bas nylon à Wilmington (Delaware)

 

Le 15 mai 1940, les bas nylon sont enfin mis en vente partout dans le pays. C'est le

Le 15 mai 1940, les bas nylon sont mis en vente partout dans le pays. C'est le "Nylon Day" Ce jour là, 780.000 paires e bas sont vendus sur tout le territoire des États-Unis. Le prix de vente est fixé à 1,15 dollar la paire, soit l'équivalent de 20 dollars aujourd'hui. 

780.000 paires e bas sont vendus sur tout le territoire des États-Unis

Cette année là, la firme vendit près de 64 millions de paires de bas nylon pour un total de 9 millions de dollars de chiffre d'affaires (25 millions en 1941)

L'argument avancé parle fabricant est; que les bas nylon sont censés "ne plus filer" Ils sont également moins chers que les bas de soie traditionnels, plus résistants, plus fins et plus transparents.

Durant la seconde guerre mondiale, DuPont reconvertit la totalité de ses machines pour la fabrication de cordages de parachutes; ce qui a pour conséquence d'entraîner la pénurie de bas dans les commerces de détail. Inutile de s'en remettre aux bas de soie naturelle, cette matière ètant importée directement du Japon. Les femmes se teintent alors les jambes avec du thé et tracent au crayon le trait imitant la couture du bas. Le marché noir bat alors son plein.

En 1942, pour participer à l'effort de guerre, les américaines mettent leurs bas nylon aux enchères.

 En 1942, les Américaines mettent leurs bas nylon aux enchères pour soutenir l'effort de guerre.

 Juin 1944, les alliés débarquent en France. Dans leurs paquetages, les G.I, distribuent, chewing-gums, cigarettes, barres de chocolat, pin-up et bien entendu les fameux bas nylon.

Après la guerre, Rhodia, l'un des principaux groupes de l'industrie chimique française, devient un fournisseur incontournable du fil de nylon.

L'épicentre de la production nationale se déplace peu à peu des Cévennes à la région de Troyes en Champagne.

La France devient alors l'un des leaders mondial de la confection du bas. Les bas made in USA sont plus irréguliers par rapport à la fabrication française qui se veut elle "irréprochable"  Dior et Schiaparelli en sont les précurseurs dés 1949. La plupart des "grandes maisons de couture" vendent des bas. Ceux-ci, ne son pas considérés comme un objet jetable.

Des ateliers de remaillage à la main voient le jour partout en France. Le bas nylon, reste un produit cher et luxueux, se distinguant entre autres par ses finitions décoratives qui sont apportés avec soin au talon renforcé.

De 70 à 50 deniers après la libération, le bas devient rapidement de plus en plus fin, pour atteindre 30 puis 15 deniers au début des années 50.

En 1955, 185 entreprises confectionnent des bas couture, ll y en aura 220 dix plus tard.

Au milieu des années 1950, est inventé le bas sans couture, avec ou sans renfort, fabriqué sur un métier circulaire. Les métiers à bas couture "Fully Fashioned" disparaissant peu à peu. L'après-guerre est une période d'évolutions; en chauffant le nylon, les industriels découvrent qu'ils peuvent le rendre élastique. Du nylon, la production utilise progressivement, la mousse polyamide, pour finalement intégrer plus tard; l'Élasthanne ( le Lycra inventé par DuPont)

Elina Labourdette, Brigitte Bardot, Tilda Thamar et Estella Blain vantent des bas à l'occasion de l'inauguration d'un magasin à la fin des années 50. Rue des Archives/Credit ©Rue des Archives/AGIPElina Labourdette, Brigitte Bardot, Tilda Thamar et Estella Blain vantent des bas à l'occasion de l'inauguration d'un magasin à la fin des années 50. Rue des Archives/Credit ©Rue des Archives/AGIP

le bas sans couture fabriqué en grande quantité, voit son prix chuter, rendant ainsi le produit plus accesible. Bas Dimanche qui deviendra Dim, commercialise les bas par lots dés 1962. 

Bas Dimanche qui deviendra Dim commercialise les bas en lots dès 1962.

Le bas restera populaire jusqu'aux milieu des années 60 où le développement du collant va le faire quasiment disparaître des chaînes de production, d'autant plus que ce dernier, permet le port de la mini-jupe réinventé par Mary Quant et popularisée ensuite grâce à Courrèges.

Le collant, beaucoup plus pratique, puisque sans jaretelles ni jarretières, connaît dés 1966, un succès quasi-immédiat.

rDepuis les années 1980, les bas connaissent un certain regain d'intérêt.  Des marques comme Gerbe commercialisent encore le traditionnel bas nylon dit "bas à diminution ou "bas couture" couture réalisée manuellement, avec pointe et talon renforcé, tel que celui confectionné au milieu du siècle dernier.

L'un des rares fabricants français, Cervin, s'est positionné sur le créneau du luxe et propose outre le fameux bas à couture, un bas en soie naturelle sans couture.

La production européenne est aujourd'hui majoritairement italienne. Il ne reste en France que quelques anciens métiers à tisser capables de fabriquer des bas couture.

Les marques d'après-guerre comme Cornuel, Vamp, Exciting, ou Montagut ont à ce jour disparu. Seul Le Bourget comme précurseur des tendances perdure encore de façon notable.

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13 mai 2020

John French (années 50)

John French

John French (1907-1966),  est un photographe de mode et de portrait anglais.

Il a travaillé comme artiste commercial, devenant directeur photo dans un studio de publicité juste avant la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle il était officier des Grenadier Guards.

De gauche à droite Barbara Goalen, June Clarke, Shelagh Wilson, Pat Goddard, Susan Hook et June Duncan, photo de John French pour le Daily Express, 8 avril 1952

                                            De gauche à droite Barbara Goalen, June Clarke, Shelagh Wilson, Pat Goddard, Susan Hook et June Duncan, photo de John French pour le Daily Express, 8 avril 1952

 

En 1948, John French crée son propre studio photographique. Travaillant à l'origine avec le Daily Express, il a lancé une nouvelle forme de photographie de mode adaptée à la reproduction sur papier journal, impliquant autant que possible la lumière naturelle réfléchie et un faible contraste.
French a également entrepris la photographie de portrait.

Il a lui-même consacré beaucoup d'attention à l'ensemble et à la pose de ses modèles, mais a laissé le déclenchement réel de l'obturateur aux assistants, parmi lesquels Terence Donovan et David Bailey.

Ces superbes photos de portraits en noir et blanc de beautés classiques font partie de son travail que le français a pris dans les années 1950.

Robe de soirée sans bretelles, photo John French, Londres, 1950

Robe de soirée sans bretelles, photo John French, Londres, 1950

 

Album John French années 50

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12 mai 2020

La mode des années 1950 en France

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La mode des années 1950 en France marque de profonds bouleversements à la suite des années de guerre. La haute couture va connaître son second âge d'or durant toute la décennie et redonner à Paris la place centrale qu'elle occupait depuis le milieu du XIXe siècle, donnant ainsi à la mode française une influence mondiale à tous les niveaux, jusque dans la rue ; tous les regards sont tournés vers la capitale où le mot « élégance » est la seule règle. Cette époque est marquée par les couturiers Christian Dior en tout premier lieu, Cristóbal Balenciaga, Jean Dessès, Jacques Fath, Pierre Balmain et Hubert de Givenchy. Pour le quotidien, la mode est toujours réalisée par des couturières de quartier ou chez soi, copiant parfois les modèles de la haute couture qui sont diffusés plus largement.

Symboliquement, la mode des années 1950 débute un matin de février 1947, date connaissant un défilé historique qui révolutionne le vêtement et l'image de la femme. Celle-ci voit sa taille se cintrer, ses jupes rallonger et sa silhouette mise en valeur, oubliant le style informe des années de guerre ; le chapeau et le manteau sont des éléments indispensables à sa garde-robe. Alors que la femme doit tenir son foyer, la jeune génération, plus libre, s'approprie les codes de la couture ou invente ses propres styles. À la fin de cette période, la taille a disparu, les lignes sont plus floues.

De son côté, la mode masculine évolue de façon moins significative, le costume restant de rigueur pour de multiples occasions, bien que le sportswear progresse. Les fibres synthétiques ont envahi la confection.

L’élitiste haute couture n'étant pas suffisante pour faire vivre une maison de couture, les couturiers développent, à grand renfort de publicités, parfums et lignes secondaires luxueuses, prémices du prêt-à-porter qui va déferler la décennie suivante. (Wikipédia)

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